La petite histoire du plaisir

La petite histoire du plaisir
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Plongeons dans le monde de la médecine à l’ère victorienne avec ce petit film rigolo :

Les films Séville

Les films Séville

La petite histoire du plaisir

Comédie de 2011, réalisée par Tanya Wexler.

Londres, fin du 19e siècle. La médecine prend un nouveau tournant avec l’aide de l’avant-gardiste docteur Mortimer Granville. Il offre ses services à un autre médecin, le docteur Darlymple, afin de l’aider dans une tâche à la fois simple et compliquée : soigner l’hystérie féminine. Lorsqu’une blessure très contraignante au poignet l’empêche de pratiquer son art, il invente un tout nouvel outil, mieux connu sous le nom de vibromasseur.

Vous avez bien compris. L’hystérie féminine était tout simplement le besoin pour une femme… de jouir!

Personnages

Chacun d’entre eux a un petit quelque chose d’attachant. L’époque victorienne n’est pas une partie de l’histoire qui me passionne, mais connaître la façon de penser des personnages, voir leur habillement particulier, les interactions qu’ils ont avec les diverses classes de la société m’ont donné un aperçu intéressant du Londres victorien.

J’ai adoré deux personnages féminins du film :

  • D’abord, la fille aînée du vieux docteur (Maggie Gyllenhaal, superbe dans ce rôle). Une féministe engagée, très progressiste, qui adore s’occuper des pauvres dans le besoin. Étant moi-même féministe, j’ai adoré les idées du personnage.
  • Ensuite, un personnage secondaire mais très drôle, l’ancienne prostituée employée comme servante. On voit bien qu’elle a gardé son comportement de la rue, avec ses sous-entendus coquins et ses manières peu recommandables. On en redemande!

Scénario

Comme c’est une comédie romantique, il faut un peu de quétaine et de scènes évidentes. Évidemment, le jeune docteur finit avec la fille rebelle qui a un grand cœur. Et il leur arrive plein de problèmes, mais ils s’en sortent. Et se marient et eurent beaucoup d’enfants. Toutefois, c’est bien mené avec un certain respect de l’époque victorienne.

Mais (car il y a un mais!) pour cette époque, certains aspects du film étaient peut-être un peu trop progressistes : les sous-entendus sexuels, le féminisme et l’émancipation de la femme, les idées avant-gardistes du jeune médecin… Je n’ai pas une grande connaissance de cette époque, mais tous ces aspects m’ont semblé tirés par les cheveux à certains moments.

Sujet

Il y a longtemps qu’un sujet de ce genre n’avait pas été traité aussi dignement! Nous vivons dans une ère où le sexe au cinéma est un sujet tellement banal et ordinaire que l’on peut voir une rangée de 10 femmes nues et on se doute que c’est une comédie pour ados. Ici, on ne voit aucune femme nue, aucune baise, rien d’explicite. Et pourtant, le sujet, c’est la jouissance féminine! À part voir les réactions des femmes qui se font traiter par le médecin, quelques termes médicaux et une ou deux blagues sexuelles, rien n’indique que le sujet du film, c’est la jouissance de la femme et le vibrateur.

Explication du médecin concernant l’hystérie féminine : la jouissance est le paroxysme de l’hystérie, ce qui replace l’utérus pour calmer la patiente. J’adore.

NOTE GLOBALE

3,5/5. Je n’ose pas lui donner 4, car ce n’est pas un chef-d’œuvre. Toutefois, c’est une comédie charmante, qui ose briser des tabous encore inexploités selon moi. Sans être vulgaire et indécent, le sujet est bien abordé sous toutes ses coutures.

Je dois dire que la fin vaut la peine d’être vue!

Nord-Côtière de cœur et d’esprit, dévoreuse de chefs-d’œuvre et de navets en tout genre, avide lectrice de tout ce qui lui passe sous la main. Trois titres pimpants pour vous indiquer que la bloggeuse/critiqueuse/chialeuse que voici vous servira de fille des bois culturelle dans les méandres du 7e art et des belles-lettres.

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