L’amitié sur les réseaux sociaux

L’amitié sur les réseaux sociaux
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Attentions aux petits détailsSi Big Brother vous regarde, vos amis aussi. Comment gérer sa vie privée et partager de bons moments avec votre cercle virtuel sans perdre trop de plumes en amitié?

En partant, je vous aime tous autant que vous êtes (sauf exception, tsé). J’ai envie de vous lire, sur Facebook, Twitter ou votre blogue. J’aime les interactions que nous avons, les informations que nous partageons, « pis toute ». Là où j’ai moins de fun, c’est quand je me sens obligée à vous.

Je n’ai pas toujours les yeux rivés à mon écran de téléphone ou d’ordinateur, et je n’ai pas toujours le temps ou le goût de discuter de tout et de rien. Mais voilà, parfois on crée des habitudes et les gens s’y attendent.

C’est un peu le principe de la banane et du biscuit soda. Je devine votre interrogation. Je vous fais ici une parenthèse qui pourrait expliquer la chose, et bon, disons-le simplement, je cherche n’importe quelle occasion de raconter des blagues de toute façon. Celle-ci n’est pas de mon cru, mais m’a toujours marquée.

C’est l’histoire d’un gars, comprenez-vous, qui a un ver solitaire en lui. Il va chez le médecin et lui demande de régler son problème. Le médecin lui dit de venir le voir tous les matins avec une banane et un biscuit soda. Le mec, fort dubitatif, se pointe le lendemain avec ladite marchandise. Le médecin lui demande de se pencher, et il lui rentre la banane et le biscuit soda dans les fesses. Hé, c’est une blague, souvenez-vous! L’opération se répète pendant une semaine, puis un jour, le médecin lui dit de revenir le lendemain, mais cette fois, avec une banane et un marteau. Le pauvre mec en a des sueurs froides, mais s’exécute tout de même. Ce matin-là, donc, le médecin insère la banane dans le troufion du patient. Et il attend. Quelques secondes plus tard, le ver solitaire sort sa tête et demande « Mais où est mon biscuit? » Et c’est là que le médecin tue le ver à coups de marteau.

Est bonne, est bonne, est bonne! N’empêche, c’est un des nombreux pièges de l’amitié sur les réseaux sociaux. Alors voilà, parfois on crée des habitudes et les gens s’y attendent.

Un nouveau piège à amour-propre a été installé sur Facebook il y a quelque temps déjà. Il s’agit de la fonction de message « vu: xx:xx ». Nous savons que la personne a lu notre message privé, et même à quelle heure elle l’a lu. Bien des gens se font prendre. On ne peut pas toujours répondre tout de suite, ou on n’a tout simplement pas envie de discuter avec la personne, mais nous voilà pris! C’est la plaie du « je sais que tu sais ». Si une personne ne répond pas au message Facebook, mais est en train de commenter un statut ou de tweeter des conneries de l’autre côté, c’est le crime 2.0!

Parfois, les gens se vexent de voir en ligne une photo d’une soirée à laquelle ils n’ont pas été invités. D’autres fois, ils voudraient qu’on leur réponde plus vite ou qu’on passe plus de temps à bavarder avec eux sur les réseaux. Les gens veulent bien des choses…

Moi, je suis pour « l’amitié libre ». La jalousie en amitié ne devrait pas exister, pas plus que l’obligation au papotage. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez avec qui vous voulez et de parler à qui vous voulez quand vous voulez. Si un ami a besoin de vous, soyez là. Si un ami à besoin de se désennuyer, peut-être pas.

Il va sans dire que ce genre de situation peut également se produire dans la vraie vie, ou bien IRL (in real life), comme disent les initiés. Parfois, on se croit discret comme un pet sans bruit, mais l’odeur finit toujours par suivre et on est démasqué! La personne qui n’a pas été invitée à la soirée va finir par le savoir, et ça sentira mauvais tout ça. Les réseaux sociaux ne font qu’augmenter les risques.

N’oubliez pas que je vous aime. Même si je ne suis pas toujours assez présente.

P.-S. : Si vous étiez en train de manger une banane, je m’excuse.

P.-P.-S. : À qui de droit, défi relevé!

Pleine d’humour (surtout si je suis bourrée) et de contradictions (j’aime le thé et le café, le jour et la nuit, enfin vous voyez), je suis du domaine linguistique professionnellement (traductrice) et sentimentalement (mon amour du français est aussi grand que mon amour du polyglottisme). J’ai l’air érudit à sortir des mots à 100 $ comme « polyglottisme » (pas pire au Scrabble celui-là), mais je ris comme belette au mot « pet », et je me gausse quand ça rime en crime. Humblement ici pour m’amuser, expérimenter et divertir un peu. Aucune ligne directrice ou plan déterminé. Sur un nowhere rédactionnel. Folle de même.

8 Comments

  1. AMEN!!
    J’ai fait du ménage d’amitié récemment, autant personnel que virtuel. Putain que ça fait du bien.

    La jalousie et les amitiés exclusives, c’est pas pour moi.

    Astheur…comment ça s’attrape un ver solitaire, question que j’en pogne pas un?

  2. Haha! Je sais pas, mais je connais quelqu’un qui en a déjà eu un. C’est vraiment dégueulasse!!

    • Y doit se sentir seul le ver 🙁 #rimshot

  3. Oh que j’aime !! J’ai en tête des noms, des situations et des anecdotes !! Savoureux !

  4. Pour moi, trois lignes directrices
    1/ se méfier de l’internet en matière d’affectivité et
    2/ faire passer le réel avant le virtuel
    3/ prendre son temps.
    Sur l’internet, on ne connaît des gens que ce qu’ils veulent bien nous faire connaître… Tout le monde n’est pas sincère… Je privilégie toujours les gens que j’ai déjà rencontrés (personnes réelles), avec qui j’ai échangé, aux personnes que je n’ai jamais vues (personnes virtuelles).
    Cela dit, l’internet est une excellente chose. Il permet à des gens habitant loin de se connaître, de lier amitié, de se rencontrer. Mais il a aussi un effet pervers : il est désinhibant. (Foutu clavier, tu vas m’écrire « désinhibant » sans faute, oui, avec le h au bon endroit ?). Une personne timide se lâchera plus facilement qu’IRL (je n’ai pas le courage de taper « In Real Life » en entier, désolé)… et une personne qui déprime un peu et qui s’ennuie aura tendance à surjouer ses difficultés, histoire qu’on s’occupe un peu de lui.
    Enfin, une amitié, cela suit un certain rythme. On peut avoir un grand coup de cœur pour une personne, mais il faut un certain temps pour que l’amitié, celle qui dure, celle qui fait qu’on traverser les mers pour se rencontrer, se construise… et cela, l’internet seul ne le permet pas forcément.
    En suivant ces lignes directrices, je n’ai pas trop de difficultés. Moi aussi, si quelqu’un a besoin de ma présence, je lui accorderai plus de temps que pour une simple conversation ; cela me semble normal.
    Exemple pratique : tantôt je suis allé voir une amie qui a un ennui assez grave. Je devais appeler une autre personne, mais j’ai estimé que c’était moins urgent. Dans des cas pareils, c’est aux gens d’être patients, de comprendre et d’attendre, non ? Je ne les oublie pas, mais il y a des priorités. J’admets d’ailleurs difficilement la jalousie, preuve pour moi que la personne n’a pas confiance en elle-même, et en moi non plus.

  5. Le vrai probleme cest qu’au lieux de dire jai pas le temps on se repogne plus tard. Les persones ne repondes simplement pas. Tu rencontre la persone en ville, elle t’aborde mais tu ne t’arrete meme pas pour dire salut. Asser ordinaire, alors je comprend pourquoi le monde se fachent… C’est la meme situation.

  6. Oui et non, Christian. La personne n’est justement pas en face de nous et peut être occupée à autre chose. Si on voyait la personne comme elle est de l’autre côté de son écran, peut-être qu’on n’entamerait pas la conversation en sachant par exemple qu’elle est en train de faire ses impôts à l’ordinateur. Mais il est vrai qu’on ne sait pas ce que la personne fait, et qu’en ne sachant pas, on peut se faire des idées. Encore là, si c’est vraiment important, la personne devrait arrêter ce qu’elle fait. Si c’est pour faire la conversation, ça peut attendre. Croiser une personne dans la rue et lui faire la conversation est tout à fait normal, mais imaginons tomber sur 5 de nos amis du même coup qui n’entendent pas ce que les autres disent. Moins évident d’écouter tout le monde et faire son souper en même temps 😉

    Mais un petit coucou en retour est toujours bienvenu! On sait que la personne ne nous ignore pas, en effet.

  7. Vous n’y êtes pas dutout. Tous autant que vous êtes. Le vrai problème…c’est que j’était entrain de manger une banane! 😉

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