Petit séjour dans la Grosse Pomme

Petit séjour dans la Grosse Pomme
Petit séjour dans la Grosse Pomme
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Une idée de fou! Aller à New York avec des amis pour entendre Kaufmann chanter au Met. Hé oui, votre humble belette, en plus d’aimer les combats d’arts martiaux mixtes barbares et les jokes de pet, est capable d’apprécier l’opéra. Je suis une personne de contrastes, je vous l’accorde.

À partir de l’aéroport LaGuardia, nous avons acheté une carte de métro (vous pouvez être jusqu’à quatre personnes sur la même carte) et pris l’autobus M60 (M pour Manhattan, j’en sais des affaires!) qui nous amène à 5 minutes de notre hôtel.

Mais notre premier arrêt, avant même d’aller à notre chambre, fut le Café du Soleil, un petit restaurant français sur Broadway, au coin de la 104e avenue. Je sais, l’Amérique, c’est hot dog, frites et boisson gazeuse, mais nous n’avons pas pu résister à l’idée d’un bon repas français comme on les aime. Et nous n’avons pas été déçus : soupe à l’oignon et croque-madame pour moi. Bref, excès de fromage. Mais comme on dit, you can never go wrong with cheez.

New York, c’est cher. Presque impossible d’avoir une ancienne armoire à balai transformée en chambre pour moins de 120 $. La meilleure solution : la cohabitation. La simplicité volontaire rapproche les gens. Nous avons donc partagé une chambre à quatre au Marrakech, dans Upper West Side, à deux pas du métro qui nous amène directement à Time Square. C’est-tu pas wonderful! Ah, Time Square, cette publicité américaine géante. C’est comme un Las Vegas ben ben intense, mais sans les casinos et les gars louches qui nous remettent des cartes de filles toutes nues.

À la suite de notre promenade dans le centre-ville, nous avons fait la file pendant près d’une heure pour avoir des billets de comédies musicales à prix coupés. Ne faites pas comme nous, regardez d’abord sur les grands écrans pour la liste des spectacles offerts, car sinon le vilain monsieur au guichet n’aura aucune pitié pour vous. C’est ainsi que sous la pression de gros yeux méchants, nous nous sommes décidés, comme si nos vies en dépendaient, pour le Fantôme de l’opéra (que je voulais vraiment voir depuis longtemps d’ailleurs, yé!).

Le samedi matin, rien de mieux qu’un bon petit restaurant de crêpes et une grande promenade (4,5 km!) dans Central Park avant de se rendre au Metropolitan Opera pour l’apogée de notre voyage. J’ai croisé des dizaines de coureurs, de marcheurs, de familles qui venaient profiter de la nature au cœur de la ville. J’ai même croisé un écureuil en me demandant s’il était triste le lundi (Pancol, tsé).

Central Park

Central Park

Le Met. Quel monument! Je me sentais comme une petite fille qu’on invite au bal. J’ai adoré mon expérience, et je suis bien heureuse d’avoir entendu Jonas Kaufmann en personne chanter Werther (Massenet) et mourir dans son sang. (Ouin, ça sonne moins cute que je pensais.) Nous avions deux billets au parterre et deux au balcon. En changeant de place à l’entracte, j’ai ainsi pu faire l’expérience de différentes perspectives. La mise en scène de Richard Eyre est majestueuse, avec un décor en diverses couches, profondeurs et dimensions. Un doux moment, une caresse pour les oreilles et un délice pour les yeux.

Met Opera

Met Opera

Parlant de délice, c’est dans Greenwich Village (qu’on prononce « griniche », les amis), quartier branché, bastion de la culture artistique et d’un mode de vie bohème, que nous avons pris l’apéro pour ensuite faire le pied de grue chez Otto, un restaurant italien du quartier, recommandé dans un livre de bonnes adresses (merci Loulou!). À l’entrée, on nous donne un petit papier avec le nom d’une ville italienne en nous disant que notre ville s’affichera sur le tableau lorsque notre table sera prête et que l’attente serait d’environ une heure à une heure trente. Qu’à cela ne tienne, nous avons la possibilité de commander un verre et des bouchées. L’attente en valait le coup, on se serait cru en Italie! La carte des vins exclusivement italiens était plus longue que le menu. Pour la pizza, tout est dans la sauce! Et bon, tant qu’à être en Italie, aussi bien manger un bon dessert dans une pâtisserie italienne pas très loin. Petit conseil, ne commandez pas de French Lulu, vous serez en surdose de crème fouettée. Et qui dit crème fouettée, dit DDF (direct dans les fesses!).

Restaurant Otto, dans Greenwich Village

Restaurant Otto, dans Greenwich Village

Comme toute bonne chose à une fin, le dernier repas des condamnés à partir fut dans un petit restaurant de baguels. Vous connaissez la rivalité entre les baguels de Montréal et ceux de New York? Montréal haut la main! 😉

Tout comme Paris, on peut aller à New York maintes et maintes fois sans jamais s’en lasser. J’ai vu, j’ai bu, j’ai mangé. Reste à revenir à Montréal et me reposer sur Laurier.

Merci Louise, Yves et Gilles pour les bons moments!

Pleine d’humour (surtout si je suis bourrée) et de contradictions (j’aime le thé et le café, le jour et la nuit, enfin vous voyez), je suis du domaine linguistique professionnellement (traductrice) et sentimentalement (mon amour du français est aussi grand que mon amour du polyglottisme). J’ai l’air érudit à sortir des mots à 100 $ comme « polyglottisme » (pas pire au Scrabble celui-là), mais je ris comme belette au mot « pet », et je me gausse quand ça rime en crime. Humblement ici pour m’amuser, expérimenter et divertir un peu. Aucune ligne directrice ou plan déterminé. Sur un nowhere rédactionnel. Folle de même.

6 Comments

  1. Ça me rappelle la première (et seule) fois que je suis allée à New York. Quand tu vois ENFIN en personne ce que tu vois habituellement dans les films, wow! C’est impressionnant rare!

  2. Beaux souvenirs, j’y suis allé une fois aussi en 2008.
    On avait mangé au Caliente Cab, près de l’édifice (extérieur) de la série Friends. J’avais adoré voir aussi les immeubles près de Central Park, comme le Dakota.

  3. Si je comprends bien… Tu es partie aux USA voir un allemand chanter, dormir au Maroc, manger en France et en Italie et je suis certaine que j’en passe. Bref… pour en revenir aux choses sérieuses… as tu mangé un hot-dog ou pas?

    • Haha! Ouais, ça ressemble ça. Et non, déception, je n’ai pas encore mangé mon hot-doye de New York. Pas le choix d’y retourner 😉

  4. J’adore toujours autant te lire… À quand le premier livre? Je verrais un genre livre-chronique d’humeur … ou d’humour!

    • Merci Constance! Ah, j’aimerais tellement, mais pour ça, il faut de la discipline, que je n’ai pas haha! Qui sait, peut-être un jour 😉

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