Si le chapeau vous fait!

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Si le chapeau vous fait!
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Vous connaissez l’expression : si le chapeau te fait…

Les textes de Réjean Tremblay et de Pierre Foglia ont suscité beaucoup de réactions de frustration de la part de mères connues et moins connues.

J’ai pris la peine de lire et relire les textes de ces messieurs, pris la peine de lire les textes en mode agressif des mamans et je me pose toujours la même question : pourquoi capoter tant que ça si le chapeau ne te fait pas.

C’est le festival des lettres ouvertes pour expliquer : oui mais moi, je n’ai pas le choix, je suis monoparentale […] alors ça fait partie de ton choix de vie et donc le texte ne s’applique pas à toi. Pourquoi s’en offusquer alors?

Mon fils va à la garderie, mais je ne le dump pas là. Je n’ai aucun sentiment de culpabilité parce qu’il a le meilleur de moi-même. Je sais que je ne peux pas lui offrir le cadre structuré d’activités offertes en garderie pendant que j’allaite la deuxième. Est-ce que je suis frustrée par leurs propos? Pantoute. Pour avoir pris part à des sports de haut niveau, j’ai vu de près les sacrifices que mes parents ont dû faire.

Cliché d'une famille modèle

Cliché d’une famille modèle

Une chose que je sais, c’est que le temps c’est un choix. Quand une mère dit :« je n’ai pas le choix je suis monoparentale », c’est un peu faux. On a toujours le choix. Et si le choix du temps ne s’applique vraiment pas, ça se pourrait que l’enfant soit tout de même un athlète olympique et ça se pourrait très bien que non. Et savez-vous quoi? Ça se pourrait aussi que ce ne soit même pas un but de l’enfant ou un rêve du parent. De là, mon grand étonnement devant autant de répliques agressives.

Pour avoir des médaillés olympiques, ça prend du temps illimité et un dévouement inconditionnel. Est-ce que ça veut dire que tous les enfants qui sont en CPE ne peuvent pas devenir des athlètes olympiques? Bien sûr que non. Si une maman offusquée se dit « je vais leur prouver que ça se peut » hé bien tant mieux.

Sans généraliser, on peut facilement noter que les enfants des dernières années ne sont pas éduqués comme les générations précédentes. Il y a beaucoup de laisser-aller, moins de discipline, moins de constance en majeure partie à cause des gardes partagées, des heures prolongées dans les services de garde et des parents qui souhaitent continuer à vivre leur propre vie et améliorer leur bonheur. Tout cela n’est pas mauvais en soi, c’est sûrement même très bien pour la santé psychologique. Est-ce que ce mode de pensée et/ou de vie peut contribuer à faire des champions olympiques en grand nombre? J’en doute très sincèrement.

Cela dit, Messieurs Foglia et Tremblay, qu’ils aient raison ou non, ce n’est pas important, ce qui l’est, c’est le fait d’avoir touché une corde sensible en osant parler de l’institution qu’est la Famille. À une époque où les séparations désirées ou non sont nombreuses, où, parfois, on passe moins de temps avec nos enfants et nos aînés, c’est à se demander si ce mode de vie sera suffisant pour nous mener à la plus haute marche du podium.

Professionnelle en administration, maman, consommatrice d’infos et de culture générale, j’aime parler de tout et de rien avec un petit ton baveux et humoristique pour susciter des discussions et des réflexions.

Avocate du diable, carbure au rire et aux débats. Coupable de ne pas être très « girly » et mes textes sont rédigés avec des Crocs dans les pieds !

2 Comments

  1. J’ai un peu de problème, en général, avec ce genre d’affirmation peu importe le contexte: « Une chose que je sais, c’est que le temps c’est un choix. […] On a toujours le choix. »

    Dans l’absolu, c’est vrai – tout est un choix au fond. Demain matin je peux tout laisser derrière et aller vivre à l’Île de Pâques dans une grotte, ou vendre ma maison et louer un 1 et demi à Natashquan. J’ai déjà entendu dire aussi que chaque personne (du moins, nord-américain) peut, s’il le veut (s’il le veut vraiment fort) devenir millionnaire.

    Mais parlant alors de choix, on tombe presque dans le rêve ou à tout le moins, un niveau de détermination hors du commun, irréaliste, exceptionnel.

    Mon groupe préféré chante d’ailleurs « you could have it all – but *how much* do you want it? »

    Dans une vie typique, moyenne, de tous les jours… « on a toujours le choix » oui d’accord, mais aussi des contraintes (si tant est que l’on accepte de participer au rythme de vie de notre société actuelle).

    Il y a toujours 24h dans une journée, quoi qu’on fasse, et sur ce 24h (quand bien même on aurait « toujours le choix » de le répartir comme on veut) il reste qu’une grande partie de l’horloge nous est taxée: sommeil, déplacements, travail, nutrition, épicerie…

    Quand ton patron te demande de faire du surtemps et que tu sais que ton kid t’attend à la garderie, oui, tu as « toujours le choix » de lui dire non.
    Deux fois, trois fois… quatre?
    Toujours le choix, à la limite absolue, de changer d’emploi aussi.

    Mais il y a une grande distinction entre « avoir des choix » et « avoir la QUALITÉ de choix ».

    D’accord, cependant, pour savoir ASSUMER les conséquences de ses « choix ».

  2. en effet, cette affirmation est surfaite et réutilisée pas mal à toutes les sauces, question d’allonger un peu nos propos….
    La vie est une question de choix, ça on y échappe pas. J’aime bien l’idée avoir la qualité de choix, mais, parfois, même cela devient un luxe de le vouloir….donc…il faut assumer oui….en effet…être bien avec les choix que l’on fait….

    j’ai fait le choix d’avoir un enfant, il n’a pas fait ce choix. Je fais le choix de travailler et de vivre, le choix de prendre le service de garde….à 7$, ce qui me rends service…qui me donne le temps de gagner ma vie, et celle de mon fils….

    Foglia est à côté de ses pompes ! et Tremblay aussi :

    ça leur va bien…à eux….assis derrière un ordinateur…à porter des jugements aussi cruels qu’inutiles….
    et sa chum à Foglia…qu’elle change de jobs bon sang ! 25 ans de belles expériences mon oeil !……être avec des enfants, c’est une question de vocation, de passion ! Il y a des parents qui sont de mauvais parents. Mais moi…..je ne pense pas que je sois une mauvaise maman, indigne de ce nom, car j’y ai déposé mon fils dans une garderie à 7$ pendant sa tendre enfance!?
    D’ailleurs j’ai une grande foi en mon fils….un grand respect et un amour absolu ! Il est bien élévé, gentil et drôle….mais selon deux monsieurs, il n’a aucun espoir de devenir un athlète olympique ? chiches! Ma job de parent est foutue !!!!

    c’est du n’importe quoi ces articles, des fois il faut laisser passer ce genre de réflexion faites par des gens bien nantis, qui n’ont pas toujours été là pour leurs enfants respectifs et qui posent un sombre tableau de la famille québécoise….qui osent dire de ma personne que je suis une finie parce que j’ai dumperé mon enfant dans une garderies à 7$ !

    Même Richard Martineau y est allé d’un article pour tempérer un tant soit peu les propos de Tremblay….:
    « Et le jour où elles cesseront de capoter dès qu’on s’interroge sur l’éducation des enfants… »R.Martineau

    oui, mais, M. Martineau, si ce genre d’article n’existait pas, on n’en serait pas là à en discuter de l’éducation de nos enfants et de plus, ici, on attaque ici l’instinct maternelle, parentale, paternelle,…ça ne se règle pas tel un thermostat ces choses-là !

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